« Feu mon père, homme d’un jugement très juste, pour quelqu’un qui n’avait que l’aide de son expérience et de ses qualités naturelles, m’a dit autrefois qu’il avait désiré instaurer un usage dans les villes [à savoir] qu’il y eut un lieu déterminé et bien indiqué où ceux qui auraient besoin de quelque chose pussent se rendre et faire enregistrer leur affaire par quelque employé installé à cet effet, comme par exemple : « je cherche à vendre des perles, je cherche des perles à vendre. Un tel cherche des compagnons de voyage pour aller à Paris ; un tel est à la recherche d’un serviteur ayant telle qualification ; un tel d’un maître ; un tel demande un ouvrier ; qui ceci, qui cela », chacun selon son besoin. Et il semble que ce besoin de nous renseigner les uns les autres apporterait un avantage non négligeable aux relations publiques : à tous coups, en effet, il y a des situations où les hommes se cherchent et, parce qu’ils n’entendent pas mutuellement leur voix, restent plongées dans un extrême embarras. »
Pierre Villey, l’un des éditeurs et annotateurs de Montaigne, précisera que cette idée sera réalisée en 1641 quand Renaudot fondera la « Gazette de France ».
L’extrait ci-dessus est tiré de l’édition Quarto Gallimard, adaptée en français moderne par André Lanly.
Depuis le mois d’octobre dernier, France Télévisions mène une expérimentation journalistique inédite. Il s’agit de suivre, grâce à un blog, l’évolution du conflit de l’usine PSA d’Aulnay-sous-bois. 14 articles ont été publiés à ce jour, qui donnent une approche multi-facettes à cette crise. Chaque post donne lieu à la publication d’un article, de photos et de vidéos (entre 1500 et 2500 vues le jour de la publication).
Le concept a été suggéré par Ludovic Fossard (société Découpages) à la journaliste Francine Raymond (France 2). Concrètement, il s’agit pour le tandem de se rendre 2 à 3 fois par semaine sur place, que l’actualité soit chaude ou plus calme. Cette approche permet à l’équipe de bénéficier de ce dont est privé habituellement le journaliste d’actu : la patience et l’approfondissement. Comme le dit le réalisateur : « Aujourd’hui, un événement d’actu réunit 60 caméras qui filment toutes la même chose pendant quelques minutes. Avec ce blog, l’idée est d’aller chercher des angles d’approches différents, sur une durée longue« . A plus long terme, ce travail de terrain pourrait venir nourrir un projet de documentaire qui pourrait être proposé à la chaîne : ce blog sert en quelque sorte de phase d’enquête et de pré-écriture. Mais il pourrait également servir de matière à l’élaboration d’un webdoc… Rien n’est encore arrêté. Conscient de la configuration inhabituelle du dispositif, Ludovic se déclare néanmoins convaincu que ce mode d’écriture « multisupports » se généralisera dans les rédactions.
Ce travail journalistique au fil de l’eau permet à l’internaute curieux de découvrir des voix qui n’auraient aucune chance d’émerger dans les formats classiques d’info TV. Les voix entendues (en dehors de celles des représentants de PSA, absents du dispositif) laisse toutefois devant nombre de questions auxquelles on aimerait voir se dessiner des réponses, ou à tout le moins des analyses. Ce qui pourrait être pris en charge par le format documentaire ? en tout cas, ce ne sont pas les commentaires postés qui vont nous éclairer : ils tombent bien souvent dans la polémique outrancière ou agressive, la gravité de la situation expliquant sans doute cela.
Après son interview sur place de la toile (France Culture), Joël Ronez, patron du digital pour la Maison ronde, revient sur les projets de Radio France. En ligne de mire, les mobiles et les tablettes.
Nouveaux médias de Radio France, présentation… par radiofrance
Une autre itv ici sur French Web, où l’on apprend également ce qu’est le traitement binaural du son !
En recherchant les références d’un morceau de musique, je suis tombé sur ce site. Si l’on y trouve des trésors pour les oreilles, les yeux quant à eux sont dangereusement exposés !

De même que, cycliquement, reviennent invariablement des styles dépassés, peut-être s’agit d’une évocation particulièrement réussie des pages qu’on réalisait il y a 15 ans lorsqu’on découvrait le html ?
A vous de voir : Cinéma et musique de Papa !
J’en rappelle le principe brièvement, elle est structurée sur deux fonctionnalités : un agrégateur de flux (XWiki Watch) et un wiki (XWiki Enterprise). L’agrégateur permet de centraliser toutes les news relatives aux secteurs sur lesquels l’AFP intervient. Cette veille est organisée soit par zone géographique, soit par type de marché. Le wiki quant à lui permet aux membres du réseau de publier des infos, ou d’attacher des documents, le tout dans un espace confidentiel. Evidemment, un système de notification permet à chacun d’être alerté selon ses centres d’intérêts (cet aspect du projet avait permis au logiciel XWiki Enterprise de commencer à introduire une dimension sociale dans la gestion de ses profils).
Je suis heureux de voir que cette expérience ait été soutenue au fil des mois, et que Benjamin arrive à en tirer quelques enseignements, notamment sur l’importance de l’animateur de communauté, et sur le rôle des sponsors. Sa dernière réflexion démontre bien l’évolution des schémas de pensée encore nécessaire sur le plan des usages : Aujourd’hui encore, je continue à recevoir de nombreux mails pour savoir si une information est digne d’être postée, alors que dans 99% des cas la réponse est oui. C’est ça, Benjamin, d’être en avance
…
Chris Anderson interroge Julian Assange dans un entretien d’une vingtaine de minutes enregistré cet été. S’agit-il d’un tournage spécialement organisé eu égard à l’importance de la polémique générée par Wikileaks ? Habituellement, les conférences TED sont plutôt tournées en hiver, vers le mois de février. En tous cas, l’opération concourra certainement à épaissir la fine carapace de notoriété dont Julian Assange a besoin pour se protéger des attaques d’un certain nombre de personne qui souhaiteraient le voir baillonné. Qu’on le juge utile ou nuisible, le nouveau concept journalistique mis au point par cet « inventeur » mérite d’être expliqué, et c’est ce que propose la tribune TED, toujours à l’affût des nouveautés qui font bouger les lignes. Ici, nous sommes servis.
Saluons l’initiative de la Chambre de Commerce de Paris : aller sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) n’est pas la chose la plus naturelle qui soit lorsqu’on est un établissement public. Néanmoins, comme la CCI de Paris était déjà présente sur le web (avec quelques 90 sites s’il vous plaît), la question d’utiliser les médias sociaux est venue se poser naturellement. Dans cette vidéo conférence [environ 20mn] organisée par Media Aces, Alexandre Commergat fait le point sur l’ensemble des questions qui se posent à une institution lorsqu’elle décide d’aller sur les médias sociaux. Opportunité et risques sont passés en revue.
Quelques idées que je retiens :
Quelle posture de communication adopter au sein des médias sociaux?
On va pas louper une occasion d’éclairer nos lanternes, non ?
Mis en ligne par l’ARCES
Lorsqu’on découvre une interface web retravaillée pour être diffusée sur un téléviseur, ce qui frappe de premier abord, c’est combien l’univers se rétrécit. Google vient de lancer une adaptation de son service Youtube adaptée à ce que les personnes nées avant 1980 nomment « le petit écran » (eh oui : à cette époque, il n’y avait que 2 deux écrans : le « Grand écran », c’est à dire le cinéma, et le petit écran c’est à dire la TV. Epoque bénie où le monde était encore paisiblement bi-polaire…).
Et voici que Google s’apprête à conquérir des parts de marché, révolutionner l’audiovisuel et réformer les usages de la TV (rien que ça), en rendant son service « Youtube » dispo pour ma grand-mère…
Soit. Mais comme dans la vie tout est affaire de mètre carrés, l’audiovisuel, fût-il mâtiné de web, n’échappe pas à la règle : nos bons vieux téléviseurs sont très mal pourvus en nombre de pixels, ce qui les rend tout pataud lorsqu’il s’agit de diffuser l’information foisonnante que l’on trouve habituellement sur les écrans d’ordinateurs.

Voilà pourquoi nous avons le sentiment d’être confronté à une version conçue pour des personnes aux facultés cognitives limitées… (ma grand-mère ?). Tout à coup, l’ADN de la télévision apparaît au grand jour : un sorte de miroir aux alouettes qui pointe une loupe grossissante à travers laquelle des millions de personnes sont conviées à contempler le même spectacle passivement. J’ai hâte de savoir ce qu’il restera de nos téléviseurs dans 10 ans (je parle de l’objet physique). Je gage qu’ils auront pratiquement disparus, et qu’on les évoquera comme d’aimables pièces de mobilier, à collectionner au même titre que les cafetières émaillées ou les téléphones en bakélite… Ces interfaces bricolées pour des terminaux (Qui aurait imaginé qu’on qualifie un téléviseur de « terminal », il y a seulement 20 ans ?) d’un autre âge ne sont qu’un support de transition qui devrait permettre à Google de conquérir cette multitude à qui il ne viendrait pas à l’idée d’ouvrir un ordinateur. Phénomène temporaire donc, mais ô combien stratégique…
Le slogan de Videoagency est efficace : « commoditize video production ! ». Le mot « commodity » n’est pas toujours évident à traduire en français (denrée ? marchandise ?), mais lorsqu’il s’agit du verbe « commiditize », c’est encore plus aléatoire (banaliser ? rationaliser ? rendre commode… beurk ! d’ailleurs, faudrait vérifier s’il existe vraiment
). Thomas Owadenko propose « facilitez votre production de films vidéo ». En l’occurrence, il s’agit d’être en mesure de fournir des vidéos (généralement courtes, environ 1mn) dans un temps record, et pour un prix plancher. L’efficacité de cette start-up tient dans plusieurs éléments : un réseau international de réalisateurs polyvalents (c à d qui conçoivent, cadrent et montent), une plateforme de suivi des projets (développée maison) et des clients qui commandent en gros. En un claquement de doigts, Videoagency doit pouvoir se rendre chez le plombier de Romorantin ou chez l’horticulteur de Salamanque, pour mettre en ligne dans les jours qui suivent.
Dans l’interview qui suit, Thomas explique en quoi la vidéo va devenir un vecteur de communication majeur. Quelques entreprises – Turnhere.com, Pixelfish.com Overlay.tv – se sont positionnées sur ce marché aux USA, elles ont pour clients des acteurs majeurs du e-commerce (voir cet exemple chez Zappos, n°1 de la vente en ligne aux US) ou de l’industrie (General Electric). Pour l’instant, Videoagency intervient pour Pagesjaunes.fr, mais d’autres secteurs pourraient être intéressés, comme les réseaux immobiliers ou encore des plateformes de tourisme. Ce type d’opérateur, capable de commander en volume, rend accessible aux tpe / pme une production vidéo de niveau pro.
07″ – le concept videoagency 01′30″ – un exemple ? 02′35″ – comment on rémunère les réalisateurs ? 03′20″ – des critiques de la part des producteurs traditionnels ? 05′22″ – l’internationnal + une plateforme de workflow 06′41″ – avantages du média vidéo ? 07′08″ – augmenter le taux de conversion 08′25″ – VSEO : indexation de la vidéo 09′35″ – objectifs pour 2010







